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PANAMHE et dernière version du règlement de lutte du Paris HEMA Open

Bonjour à tous,

Les clubs franciliens d’AMHE se retrouvent deux fois par an au sein des rencontres PANAMHE. La rencontre d’hiver a lieu à L’Isle Adam en début d’année, celle de printemps à Fontainebleau, le stage AMHE IDF, à vocation nationale, à l’automne complétant le calendrier.

La prochaine rencontre PANAMHE aura lieu les 25 et 26 avril prochains près de Fontainebleau.

22190_982418981770529_7335572880928275215_nComme je le disais il y a quelques temps, cette rencontre sera l’occasion de tester une dernière fois les règles pour le Paris HEMA Open à l’épée longue, l’épée-bocle, la rapière et la lutte.

Le crash-test du règlement de lutte se fera dimanche après-midi. Il s’agira de mettre à l’essai la v2 du règlement de lutte rédigée en prenant en compte les retours de la communauté sur mon projet d’il y a quelques mois. J’aurai deux vestes de lutte avec moi à prêter (merci à Brice Lopez!).

Outre le test du règlement, j’y animerai un atelier sur les entrées en lutte à l’épée longue le samedi matin. Une zone de tapis sera installée en permanence pour la lutte en parallèle des autres activités. En plus du temps que nous pouvons y consacrer à loisir, nous aurons un créneau spécifique pour échanger entre lutteurs le dimanche matin.

J’encourage donc toutes les personnes intéressées par la lutte médiévale à venir. L’inscription au stage est gratuite, vous n’avez donc pas d’excuses!

A bientôt!

Alexander

Retour sur le stage de lutte pour l’escrime à l’épée longue

Bonjour à tous,

Le 15 mars dernier j’ai animé à Paris un stage de lutte pour l’escrime à l’épée longue.

Le stage visait à compléter le cursus pédagogique d’AMHE Paris mais était ouvert à tout amateur du maniement de l’épée longue de la tradition de Johannes Liechtenauer.

N’ayant fait que peu de communication, j’ai été surpris de voir autant de personnes extérieures au club. J’ai été content de revoir des amis et ravi de faire la connaissance de personnes de clubs franciliens que je ne connaissais pas encore. Au passage, je constate avec satisfaction que la quasi-totalité des clubs franciliens d’AMHE sont actifs au sein de clubs FFE…et que l’Ile de France n’est pas la seule dans ce cas.

Les préparatifs ont engendré un peu de stress avec la réquisition de notre salle d’armes par la mairie peu avant l’échéance mais Gaëtan et le staff de Paris Escrime ont assuré et nous avons fini par faire le stage dans le tout nouveau Centre Sportif Beaujon, soit l’état de l’art de ce qu’il faut pour pratiquer (tatamis neufs, salle haute, claire, vestiaires impeccables).  Merci à la mairie du 8e arrondissement pour la salle.

Mon seul regret est de ne pas avoir pu piquer une tête dans la piscine en fin de stage ^^.

Le stage en lui même m’a permis de me replonger dans les sources de la tradition liechtenauerienne et mes traités de lutte habituels (Ott, Codex Wallerstein, Fabian von Auerswald), conscientiser la façon dont je fais mes luttes en assaut et structurer la façon d’aborder la lutte dans notre programme pédagogique d’épée longue.

Des questions de Gaëtan et un assaut avec lui lors d’une démonstration d’épée longue quelques jours avant le stage m’ont beaucoup aidé dans la façon d’expliquer et de transmettre les particularités de la lutte dans un contexte d’escrime.

Durant le stage, nous nous sommes focalisés sur une seule technique de lutte (durchlauffen), la plus simple et la plus accessible à tous: le plaquage tel que présenté chez Meyer, le Codex Wallerstein et la plupart des traités de lutte médiévale.

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Plutôt que de présenter une collection de techniques, j’ai préféré me concentrer sur une seule mais permettre au stagiaires d’acquérir une nouvelle compétence directement applicable car ils comprendront les sous-jacents. Ce durchlauffen a donc servi d’excuse pour faire passer deux messages:

  1. La lutte est un des outils du joueur d’épée longue, en cela elle entre dans sa planification tactique
  2. Une fois qu’une lutte est initiée, un escrimeur doit savoir lutter pour conclure ou en sortir

De façon très pratique nous avons compris comment faire tomber l’adversaire avec cette lutte et ce qu’il faut pour l’amener (un chemin libre vers le corps de l’adversaire et franchir la distance). Pour traduire ça en escrime, nous avons vu que lorsque l’adversaire lance un oberhau, ses mains montent et il se rapproche de nous. En plus de nos choix tactiques habituels de parade, nachreisen, etc. nous avons donc l’opportunité de rentrer en lutte.

Une fois que nous avions tous compris comment profiter de cette opportunité et affiner notre timing afin de ne pas se faire punir d’une entaille ou d’un unterhau, nous avons vu comment contrer cette lutte qui est la plus couramment utilisée en assaut.

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Cette phase a été dense en lutte:

  • Contre au plaquage: sprawl et prendre le dos, faire passer l’adversaire par dessus soi
  • Enchainement si le plaquage ne réussit pas: faucher une jambe, passer dans le dos, prendre une jambe.

A l’image du MMA où le boxeur doit apprendre le Jiu Jitsu Brésilien pour savoir comment survivre au sol, se relever et utiliser ses poings, dans l’escrime à l’épée longue, il n’y a pas d’autre alternative pour sortir des griffes d’un lutteur que de savoir lutter:

S’il t’entre dedans, devance-le par la lutte

– MS Dred C487

Nous avons constaté qu’en sachant répondre au premier contact de manière adéquate, il est aisé de gérer l’adversaire en allant jusqu’à un contrôle au sol ou en recréant la distance si la lutte n’est pas notre fort.

Savoir venir au contact depuis une distance d’approche, savoir conclure en y restant ou choisissant d’en partir.

Pour finir, nous avons mentionné d’autres contextes d’utilisation de la lutte dans l’escrime à l’épée longue:

  • Le rusher dans l’approche
  • Sur un nachreisen
  • Dans l’abzug, etc.

Les instructeurs remarqueront que la lutte peut se travailler assez rapidement dans un programme pédagogique dès lors que sont maitrisées certaines compétences de base: savoir porter une attaque simple à la tête, savoir parer une attaque simple à la tête et riposter et maitriser les concepts de nachreisen et d’abzug.

Au final, on en conclut qu’en plus d’être cool, la lutte est indispensable et facile à travailler…même pour des escrimeurs! Vous n’avez vraiment plus d’excuses pour ne pas vous mettre à la lutte ;o).

Bonne pratique,

Alexander

(photos par Yann DBS)

Stage à venir: Lutte pratique pour l’escrime à l’épée longue

Mise à jour: changement de lieu du stage (cf. affiche mise à jour ci-dessous), nous disposons d’un dojo tout neuf. La pratique se fera sans chaussure, prévoyez masque et simulateur en nylon.

L’escrime à l’épée longue liechtenaurienne peut se décomposer selon la distance à laquelle l’action a lieu : approche, ouvrage et lutte. Les deux premières distances sont relativement bien étudiées et font l’objet de nombreux échanges au sein de la communauté des AMHE. Il ne viendrait pas à l’esprit des pratiquants de faire l’impasse sur les zwerchhau, nachreisen ou duplieren, pourtant bon nombre limite leur jeu et le panel tactique et technique à disposition en négligeant le travail de la lutte. Ceci peut être dû à de multiples raisons : attrait pour le maniement des armes uniquement, inconfort du contact physique, difficulté à approcher une matière différente du reste de l’escrime à l’épée longue, etc. En conséquence, ils ne saisissent pas toutes les opportunités disponibles pour conclure un assaut ou sont perdus lorsqu’un adversaire approche et rentre en lutte.

Dans le cadre du programme pédagogique d’AMHE Paris, nous avons décidé de compléter nos cours par un stage dédié à la lutte. Ce stage aura lieu le 15 mars prochain à Paris et est ouvert à tous les pratiquants d’AMHE.

Affiche stage v2Sur la base des sources liechtenaueriennes et des sources allemandes de lutte de la même époque, le but de ce stage est de donner des clés de compréhension de la lutte dans le contexte de l’escrime à l’épée longue par une approche ludique, pratique et progressive répondant aux questions suivantes: Quand et comment utiliser la lutte? Que faire lorsque l’action initiale en lutte n’est pas couronnée de succès? Que faire contre un adversaire qui rentre en lutte?

Tout en donnant des repères techniques, l’emphase sera mis sur l’environnement tactique de la lutte, ceci afin de donner un cadre pour que les stagiaires puissent par la suite expérimenter et approfondir librement à la salle.

Nous ferons deux créneaux de cours et aurons du temps à la fin pour des échanger, travailler ou revoir des points particuliers et/ou de la pratique libre.

J’ai hâte de pouvoir partager ma vision de la lutte pour l’épée longue et de pouvoir échanger dessus, à bientôt!

Alexander

2e rencontre AMHE d’Arles

Bonjour à tous,

Suite au succès de celui de l’année dernière, Brice Lopez et son équipe d’ACTA et d’Ars Athletica organisent à nouveau en janvier prochain un stage entièrement dédié à la lutte dans les AMHE.

Je conseille vivement ce stage à toute personne intéressée par les luttes AMHE, je sais que des instructeurs de qualité y seront. Le format avec des présentations des derniers travaux de recherche puis des ateliers pratiques en salle et même un petit tournoi cette année est particulièrement intéressant pour allier les aspects historiques, culturels et sportifs de notre discipline.

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Bonne pratique,

Alexander

Stage AMHE lutte à Arles (25-26 janvier 2014)

Le weekend dernier s’est tenu la première rencontre AMHE d’Arles organisé par Brice Lopez. Le stage était exclusivement dédié à la lutte: orthépale (lutte antique), luttes médiévales (Codex Wallerstein, Paulus Hector Mair, Fabian von Auerswald et même un peu de Lignitzer), lutte française (XIXe, l’ancêtre de la lutte greco-romaine) et jiu-jitsu brésilien.

Je suis intervenu pour présenter mes  travaux sur le Codex Wallerstein et faire part de mes questions actuelles ainsi que pour animer un petit atelier de survol de la lutte qui y est décrite. Voici le PPT qui a servi de support à la présentation:

PPT Alexander PIERRE – Codex Wallerstein

Une des réflexions que j’ai en ce moment concerne la convention de pratique. Après avoir compris pour l’essentiel les techniques individuellement (avoir étudié la technique per se, les liens entre les différentes techniques, comment les amener, comment les contrer, comment poursuivre quand elles ne sont pas couronnées de succès, etc.), je pense qu’il est important de comprendre l’état d’esprit du pratiquant. Cet état d’esprit conditionne la façon dont il va combattre, les options qui seront privilégiées, l’attitude et les postures qui seront adoptées. En particulier, je me demande si la division gesellen ringen (lutte amicale) / ringen im ernsten (combat) est issue d’un processus qui aurait vu la « réduction » d’un art de combat en pratique ludique ou un art courtois auquel on aurait greffé des techniques de combat. Dans le premier cas, le jeu peut être vu comme une réelle préparation au combat (en plus de l’aspect ludique qui m’attire plus personnellement) dans laquelle on fera attention à ne pas adopter des postures ou des attitudes qui n’y serait pas applicable; dans le second, on serait face à un phénomène plus sportif et moins contraignant en terme d’état d’esprit de pratique. Je penche actuellement pour la première hypothèse en raison de la construction du manuscrit et de ce qui est dit dans l’introduction où l’on semble bien aller du plus grand au plus restreint. A priori, les copains qui étudient aussi des manuscrits de luttes médiévales aussi, main takeaway of the weekend!

La lutte dans les AMHE avance bien ^^

Note: Pierre Henry Bas a pointé, à juste titre, la mauvaise utilisation du terme kampfringen dans ma présentation pour désigner la lutte de combat. En effet, cette dernière est appelée ringen im ernsten (littéralement lutte sérieuse) dans le texte de la partie B du Codex Wallerstein, kampfringen désignant la lutte en armure (ce terme n’apparait pas dans la partie B du Codex Wallerstein).

Atelier – Nantes 2013

En avril dernier j’ai animé un atelier lors du stage AMHE de Nantes. Il s’agissait de donner une introduction à la lutte médiévale pour le jeu avec un bon survol technique et quelques conseils de pratique et d’entrainement venant de ma maigre expérience. Pour cela je me suis basé sur le codex wallerstein et ai fait une petite incursion dans l’Auerswald (pour travailler quelques techniques de hacken – crochet de jambe).

Voici mes anti-sèches rédigées pour l’occasion: Notes Atelier Nantes 2013.

Bonne pratique,

Alexander

Les frappes du codex wallerstein par Philippe Errard

En juin dernier Philippe Errard (ARDAMHE et PEAMHE) nous avait gratifié d’une présentation des frappes du codex wallerstein lors de l’exposition « L’épée. Usages, mythes et symboles » au Musée National du Moyen Age à Paris.

Merci à Yves du PEAMHE d’avoir mis la vidéo en ligne.